Lancé le 18 mars en première mondiale au parc Le Nouveau Vulcania (France), l’Omega Ride signé conjointement par les Français Loftus et Robosoft marque une petite révolution dans le domaine des véhicules électriques. Son guidage par GPS est sans conteste une innovation importante dans le domaine du transport de personnes.
Le VolcanBul, c’est son nom d’exploitation, réalise un circuit commenté d’un kilomètre au milieu des volcans d’Auvergne. Equipé d’une petite antenne GPS, le véhicule est conduit sans chauffeur selon un itinéraire pré-programmé. La technologie utilisée permet un géo-positionnement d’une précision de 1 à 2 cm, contre 5 à 15 mètres pour un GPS de voiture. Autre avantage : le GPS évite les travaux traditionnels sur la route empruntée, indispensables pour une solution automatique filaire ou laser.

Mais quels sont les risques liés à l’absence de chauffeur ? La question se pose, surtout quand le parcours n’est pas entièrement dédié aux véhicules, comme c’est le cas à Vulcania, où aucune barrière empêchant les piétons d’accéder à la route n’a même été installée. « C’est une contrainte qui nous a imposé des conditions de sécurité supplémentaires, indique Yann Tranlong, Pdg de Loftus. L’Omega ride est entre autres équipé d’un capteur laser réglé pour arrêter le véhicule à un mètre d’un éventuel obstacle détecté. Et en cas d’arrêt, c’est le guide de la visite qui doit remettre le véhicule en route. En site propre, tout pourrait être géré simplement à distance. »
Pour parer à toute éventualité, le VolcanBul dispose également d’un pare-choc « actif », constitué d’une mousse truffée de capteurs (notamment utilisée pour les chaînes de montage chez Airbus). En cas de rencontre avec un obstacle, le pare-choc se déforme pour amortir la collision avant de reprendre sa forme initiale, et évite ainsi la moindre blessure s’il s’agit d’une personne, mais aussi la dégradation de l’habitacle dans le cas d’un obstacle dur.
Des plate-formes sur mesure
Côté autonomie, le véhicule peut fonctionner 10 heures grâce à trois lots de batteries au plomb nouvelle génération, rechargeables en une nuit. « Vulcania a fait le choix du plomb, plus économique, mais on peut installer tout type de batteries. Pour embarquer le plus d’accumulateurs possible, et permettre une meilleure autonomie, nous avons procédé à une chasse aux kilos pour l’habitacle ! C’est la raison pour laquelle nous avons préféré l’aluminium à l’acier pour la structure et des vitrages en polycarbonate au lieu du verre. »
Par ailleurs, l’indicateur de niveau de batterie « intelligent » bloque le véhicule avant de partir s’il ne dispose pas d’une autonomie suffisante pour réaliser l’ensemble du parcours. La maintenance ne demande aucun soin particulier, le véhicule ayant été conçu pour minimiser les opérations d’entretien.
Le design enfin a été étudié pour correspondre aux attentes de Vulcania. En effet, si l’Omega Ride occupe ici un rôle de train touristique, le véhicule est avant tout une plate-forme de transport personnalisable à souhait, tant dans le système de guidage que dans le design et la scénographie. En intérieur, en extérieur, ou en version 4x4, il peut ainsi fonctionner sur un parcours scénique et interagir avec d’autres éléments pilotés par un show control. « Le véhicule s’adapte à toute sorte d’exploitation, conclut Yann Tranlong. C’est la fonction que l’on veut donner au véhicule qui détermine la solution technique apportée, et non l’inverse. »

Un choix écolo?